Le festival de Cannes ou le festival des fesses à l’air

Et c’est reparti pour le festival de Cannes en grande pompe !

En prélude, nous avons eu le jury tant attendu et sans polémique.
Pas de Polanski à l’horizon ni de Weinstein pour remplir les unes des journaux. Sont-ils définitivement devenus indésirable ? Il semblerait que oui.
Serions-nous – presque – débarrassés des malades en tout genre qui sévissent dans le showbiz ?
Ne rêvons pas ! Les placards regorgent très certainement de cadavres avec des histoires sordides à la pelle prête à recouvrir nos couvertures de journaux. Le grand nettoyage ne fait que commencer, Mesdames et Messieurs !
Mais tout ceci n’est pas du standing du festival de Fanes, voyons. On ne mélange pas les choux et les carottes ! Allez, oust !
La superbe Cate Blanchett est là pour nous rassurer et illustrer toute la classe d’un festival digne de ce nom.
Ça y’est on va pouvoir enfin parler cinéma, argumenter, polémiquer, admirer, rêver…

Aujourd’hui et grâce à Monsieur Lars von Trier, on va surtout pouvoir se barrer des salles de cinéma car apparemment il a déjà entamé les réjouissances avec un bon film choc pour occuper un peu l’espace médiatique. Il faut dire qu’il sait y faire et que c’est un adepte de la provocation en guise de communication.

Zombie

Mais ce qui me désole un peu plus chaque année, c’est qu’on en est toujours réduit à cette fameuse montée des marches.
D’accord ça peut être joli, il y a un côté défilé de mode qui peut être plaisant. J’avoue que je trouve plutôt intéressant de voir une forme de défilé de mode en dehors des salles habituelles et des mannequins au physique aussi irréaliste qu’effrayant.
Là on voit des femmes aux corps (presque) normaux. Bon d’accord, ils ne sont pas tellement représentatifs de la population française mais à côté des mannequins, on se sent déjà plus vivante !

MAIS (et oui il y a un gros mais…) il y a quand même encore au moins deux choses désespérantes sur le festival de Pannes :

  • Ce dont on nous rabâche le plus les oreilles ce sont les accidents de robes de ces dames. Et oui, la bout de culotte qui est pris en photo ! (et oui, les dames aussi porte des culottes comme vous et moi, pas des armures ou des trucs extra-terrestres !)
    Mais il y a mieux !!! Le bout de peu, la chair fraiche, le nichon, le cul-cul, la fé-fesse !
    Et là entre le défilé des robes transparentes qui finalement ne choque plus tant que ça et les accidents ou on voit un bout de tétons ou mieux : un poil pubien !
    Alors là les rédacteurs de journaux sont au comble de l’extase !!!
    Le rêve, le bonheur à l’état pur, le moment de grâce, l’illumination divine …. Le film le bout de bidoche du rayon femme du supermarché femme haut-de-gamme !
    Comme si on ne savait pas à quoi ça ressemblait, qu’on était tous et toutes des « Martine découvre son corps » de 5 ans. Dingue, elle a un sein ! Peut-être même qu’elle en a deux… quel suspense !

OMG WTF

  • Et les hommes dans tout cela ? Est-ce qu’ils ont encore une bite ?
    Bah oui parce qu’autant on peut voir toute l’anatomie des femmes d’années en années, autant on se demande si tous ces mecs de prestige ont une ou deux couilles.
    Et voilà le deuxième point qui fâche.
    Les hommes, pendant les défilés, ils ont des tenus incroyables. Alors que sur le tapis rouge, bah c’est costard-cravate. Vous allez me dire que les trucs de défilés de mode sont immettables en dehors des défilés de mode.
    Je suis d’accord ! Sauf que pour les femmes aussi et d’ailleurs on guette impatiemment le moindre cassage de binette, le moindre incident de robe tellement tous ces fringues sont pratiques.
    Donc pourquoi on ne pourrait pas, nous les femmes, se rincer l’œil sur les fesses de Ryan Gosling ! Il pourrait perdre son pantalon-serviette-toge-kimono ultra tendance chez les grands couturiers pour nous permettre d’en profiter !
    Parce que moi, voir un bout de poitrine, je vous avoue que je m’en fou. Mais les fesses de Ryan Gosling… je réfléchis tout de suite nettement plus à acheter le numéro spécial dans la presse people !Bref je m’offusque, je conteste, je m’indigne : je veux les photos de fesses de Ryan Gosling !
    Un peu d’égalité, merde !

C’est un festival de quoi déjà ? Ah oui de cinéma…